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L’imputabilité décisionnelle des politiciens n’est pas transférable aux citoyens!

Cette étude nécessite d’être remise dans son contexte global. La question n’est pas superficiellement que les canadiens ne veulent pas payer mais plus exactement qu’ils ne veulent pas payer pour n’importe quoi, n’importe comment! La confiance est absente entre les citoyens et les élus qui ne les représentent pas et ne respectent pas les exigences sociales ni environnementales.

Il est tout à fait normal et légitime que la majorité des canadiens ne souhaitent pas payer pour compenser les erreurs commises par leur gouvernement et ses industries pétrolières. La population n’est pas imputable des mauvaises décisions des politiciens, ni de l’industrie.

La stratégie comportementale des politiciens et des industries est exclusivement alimentée et entretenue par une culture du développement économique monétaire. Même la législation y est assujettie. Toutes les décisions et actions sont vouées à l’accélération du développement économique. Ces préoccupations ne sont pas du tout celles de la population.

L’absence de démocratie qui permettrait aux citoyens d’être participatifs des processus décisionnels, les dégagent complètement de toute responsabilité décisionnelle. À l’inverse, les citoyens considèrent les politiciens élus et les industries imputables dans leurs décisions unilatérales des impacts sur l’environnement biophysique.

L’aspect économique monétaire ne peut pas être un frein à l’action face aux mesures de mitigation des changements climatiques parce que c’est le système économique monétaire lui-même qui est la cause directe des conséquences!

L’écartèlement et les pressions fiscales imposées par les défauts conceptuels du système social produisent des conséquences néfastes en contraignant les processus décisionnels à demeurer imperméables aux impacts sur l’environnement biophysique et sur l’environnement humain.

Il importe de prendre conscience de l’ampleur généralisée de la problématique héritée de l’évolution de la stratégie comportementale de l’espèce humaine et d’identifier les défauts de conception du système social afin d’architecturer un modèle viable et équitable qui assurera la pérennité de la civilisation et la survie durable de l’espèce humaine.

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http://www.newswire.ca/fr/story/1461631/a-peine-12-des-canadiens-prets-a-faire-les-sacrifices-necessaires-pour-se-liberer-du-petrole

À peine 12 % des Canadiens prêts à faire les sacrifices nécessaires pour se « libérer du pétrole »

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MONTRÉAL, le 11 déc. 2014 /CNW Telbec/ – À la conférence de Lima sur le climat, qui tire à sa fin, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exhorté le Canada à être porteur de plus grandes ambitions et à être plus visionnaire pour l’avenir de la planète. Or, un sondage Léger exclusif commandé par l’Institut de Montréal montre que la grande majorité des Canadiens ne sont pas prêts à assumer les coûts additionnels de telles ambitions.

Plusieurs groupes écologistes et acteurs politiques souhaitent que le Canada et le Québec réduisent leur consommation de pétrole afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais le coût des mesures proposées est rarement discuté.

C’est ce vide que tente de combler un Cahier de recherche publié aujourd’hui par l’IEDM. Les auteurs ont ainsi mesuré les coûts des propositions de deux groupes écologistes, Équiterre et Vivre en ville, pour « libérer le Québec du pétrole ». D’après leur évaluation, les mesures identifiées par ces deux groupes coûteraient 6,4 milliards de dollars par année, soit l’équivalent de 1875 dollars par ménage. Un exercice similaire pourrait être fait dans d’autres provinces.

Tant au Québec que dans le reste du Canada, à peine 12 % des répondants seraient prêts à faire face à une dépense supplémentaire de plus de 1500$ par année pour lutter contre les changements climatiques. En termes de bilan environnemental pour le Québec, malgré l’ampleur des sommes en jeu, la consommation totale de pétrole serait au mieux réduite de 20 % et les émissions de GES diminueraient de seulement 12 %.

Une mesure plus efficace pour engendrer la diminution radicale souhaitée dans la consommation d’essence est celle de doubler le prix de l’essence. Toutefois, cette mesure fait aussi face à une grande opposition puisque ce sont seulement 7 % des Québécois et 8 % des résidants du reste du Canada qui accepteraient cette hausse. Ces chiffres sont d’autant plus frappants lorsqu’on constate que 77 % des Canadiens déclarent que l’enjeu des changements climatiques est important pour eux.

« Il est souhaitable de réduire notre consommation de pétrole et la pollution qu’elle génère, mais les mesures actuellement proposées viendraient modifier profondément nos habitudes de vie. Dans toute décision, il faut considérer tant les coûts que les avantages », soutient Germain Belzile, l’un des auteurs du Cahier de recherche.

En lien avec cette analyse, le sondage Léger commandé par l’IEDM montre que si les changements climatiques sont importants pour les trois quarts des Canadiens, seulement 25 % seraient prêts à payer davantage pour atteindre cet objectif. Ce résultat va dans le sens d’un sondage récent de la Fondation David Suzuki en collaboration avec Environics.

Le Cahier réfute également l’argument selon lequel les coûts importants d’une transition énergétique accélérée seraient compensés par des retombées économiques et la création d’emplois subventionnés dans le secteur des nouvelles technologies vertes.

« Quelles que soient les mesures adoptées et la répartition de la facture, ce sont ultimement les citoyens qui l’assumeront », rappelle Youri Chassin, co-auteur du Cahier de recherche. « Les décideurs devraient garder à l’esprit l’importance de prendre des engagements réalistes et économiquement viables s’ils ne veulent pas répéter l’échec de Kyoto ».

Le Cahier de recherche intitulé « Peut-on se débarrasser du pétrole? Les coûts d’une transition énergétique accélérée » est signé par Youri Chassin et Germain Belzile avec la collaboration d’Alexandre Moreau, respectivement économiste et directeur de la recherche, chercheur associé et analyste en politiques publiques à l’Institut économique de Montréal. Cette publication est disponible sur notre site.

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L’Institut économique de Montréal est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

SOURCE Institut économique de Montréal

Bas de vignette : « Peut-on se débarrasser du pétrole? (Groupe CNW/Institut économique de Montréal) ». Lien URL de l’image : http://photos.newswire.ca/images/download/20141211_C3719_PHOTO_FR_9323.jpg

Renseignements : Demandes d’entrevues : Mariam Diaby, Directrice des communications, Institut économique de Montréal / Tél. : mdiaby

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