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La pression fiscale sur les gouvernements va détruire les générations à venir

La pression fiscale sur les gouvernements et les finances publiques est en train de détruire la capacité d’innovation des générations à venir. Cette situation est encore un des nombreux exemples de l’échec du système économique monétaire dont les interactions avec la nature humaine engendrent des comportements parmi les plus indésirables et les plus néfastes pour la pérennité de l’humanité et de sa civilisation.

S’il est un domaine dans lequel nous devrions investir massivement du temps et des ressources en continu et pour toute la durée de la vie de chaque individu, c’est bien l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et surtout le développement individuel et collectif d’une culture de la connaissance et de l’innovation au profit de la collectivité.

Et si par maladresse, par inadvertance, par incompétence ou par corruption le désinvestissement dans l’éducation était détourné pour générer de l’enrichissement monétaire ailleurs, il s’agirait là d’une preuve irréfutable que l’argent est définitivement néfaste pour l’humanité à cause des comportements induits qu’il produit lorsque l’homme interagît avec ce concept.

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http://www.lapresse.ca/actualites/education/201409/26/01-4804058-un-milliard-de-moins-en-education.php

Un milliard de moins en éducation

À l'Assemblée nationale, le ministre de l'Éducation, Yves... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)

Québec réduirait de près de un milliard de dollars le budget du ministère de l’Éducation avec sa réforme tous azimuts du réseau scolaire, a appris La Presse.

Les mesures envisagées et révélées par La Presse hier, qui constitueraient une partie de la réforme, représentent des coupes majeures. Le gouvernement Couillard évalue que des économies se situant entre 900 et 950 millions seraient dégagées annuellement, au terme de l’exercice, si la réforme était mise en application dans son intégralité. C’est environ 9% du budget du ministère de l’Éducation, qui se chiffre à 10,5 milliards. L’estimation inclurait l’abolition de centaines de postes. Le Parti libéral du Québec (PLQ) a promis en campagne électorale d’en supprimer 620 au ministère de l’Éducation.

Le couperet est déjà tombé dans les directions régionales, dont l’abolition a été annoncée ce printemps. Cette mesure entraînerait l’élimination d’une centaine de postes.

Hier à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a confirmé que les mesures révélées par La Presse sont bel et bien à l’étude. Il s’agit de la baisse du financement des écoles privées et de la fusion, voire l’abolition des commissions scolaires, par exemple.

«Je ne commenterai aucune hypothèse, a-t-il dit. Il faut prendre le temps de les regarder, de bien [y] réfléchir, et après ça, on posera les actions qui sont adéquates. L’objectif global est de diminuer au niveau des structures et de la bureaucratie, et avoir plus d’argent disponible» pour les services aux élèves.

Retrouver l’équilibre budgétaire

Yves Bolduc a souligné que ces «hypothèses» font partie des échanges entre son ministère et la Commission de révision permanente des programmes.

Cette dernière, présidée par l’ancienne ministre Lucienne Robillard, est chargée de trouver 3,2 milliards d’économies dans l’appareil public, afin de permettre au gouvernement de retrouver l’équilibre budgétaire à compter de 2015-2016. Elle déposera un premier rapport en octobre et un deuxième en décembre.

Le ministre attendra après les élections scolaires du 2 novembre pour présenter sa réforme. Pour lui, ce n’est pas paradoxal de tenir cet exercice, dont le coût s’élève à 20 millions, alors qu’il a l’intention de fusionner ou carrément abolir les commissions scolaires.

«Ça fait sept ans que les commissaires ont été élus. Ça fait trois fois [que leurs mandats] sont renouvelés. Les gens nous disent qu’ils sont essoufflés, qu’ils voudraient avoir un renouvellement. Avec la nouvelle équipe, dès le lendemain des élections, on va regarder qu’est-ce qui doit être fait pour diminuer la bureaucratie, revoir nos structures», a-t-il expliqué.

Ballon d’essai

La députée péquiste et critique en matière d’éducation, Nicole Léger, soupçonne Yves Bolduc d’être responsable de ce «festival de ballons d’essai».

Il veut faire diversion sur les compressions dans les services aux élèves, comme l’aide aux devoirs, selon elle. «En quoi [la réforme envisagée] va aider à améliorer la réussite scolaire?», a-t-elle demandé. Rappelons que le gouvernement Marois voulait fusionner des commissions scolaires pour réaliser des économies de 125 millions. La ministre de l’Éducation de l’époque, Marie Malavoy, avait également l’intention de couper les subventions aux écoles privées qui sélectionnent leurs élèves.

De son côté, le député caquiste Jean-François Roberge reproche aux libéraux de «lancer des idées à gauche et à droite», sans ligne directrice.

«C’est un feu d’artifice de mesures possibles», a-t-il lancé. Il a rappelé que son parti milite pour l’abolition des commissions scolaires, qui seraient remplacées par des «centres de services plus légers».

Il a souligné que des écoles privées risquent de fermer leurs portes si Québec réduit leurs subventions.

«Si on pense économiser de l’argent en coupant dans le financement des écoles privées… On risque de se retrouver avec une dépense supplémentaire parce que ces élèves-là, il faut bien qu’ils aillent à l’école quelque part, puis on risque d’assumer 100% de la facture», a-t-il soutenu.

La réforme en préparation

> Abolition des commissions scolaires ou réduction de leur nombre (72 à 46)

> Transfert de pouvoirs en éducation aux municipalités (gestion des infrastructures

et transport scolaire)

> Baisse d’au moins 50% du financement des écoles privées

> Création d’un ordre professionnel des enseignants

> Réduction du nombre d’épreuves ministérielles (tests obligatoires en français et en mathématiques, par exemple)

> Changements à la taxation scolaire en vue d’instaurer un taux unique par région

> Abolition de comités consultatifs au ministère de l’Éducation

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