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Les inégalités, symptôme de l’échec social du modèle économique monétaire capitaliste

Lorsque les institutions d’un système commencent à réaliser que la situation de crise est là pour perdurer, l’heure est venue de se questionner sur la viabilité du modèle dont les mécanismes échouent lamentablement à assurer une stabilité sociale.

Non seulement la situation perdure, mais le risque qu’elle empire augmente car c’est le propre du système économique monétaire capitaliste que de croître afin de se maintenir. Or, la croissance n’est plus, mais la force motrice de croissance économique exerce toujours sa pression fiscale.

Il faut développer l’économie, ouvrir de nouveaux marchés avec de nouveaux produits et services, pour créer de l’emploi, rentabiliser les activités, rationaliser les dépenses, accroître la rentabilité, augmenter le PIB, les exportations, faire plus avec moins, faire moins cher avec moins de qualité pour vendre plus cher avec moins de durabilité, etc.

Et si le citron était pressé au maximum, s’il ne restait plus de jus? Maintenir le système économique monétaire capitaliste n’aurait qu’un seul effet : enfoncer encore plus la société dans une croissance vers le bas. On ne parle pas ici de récession, ni de décroissance, mais bel et bien d’effondrement!

Pour qu’une croissance reprenne, il faudrait accroître la capacité de payer des individus. Mais le marché limite la hausse des salaires pour accroître la rentabilité en modérant maladroitement la hausse des prix. La capacité de payer des individus continue donc sa chute vertigineuse pendant que la richesse se concentre de plus en plus entre les mains des méga corporations oligarchiques issuent de décennies de fusions d’entreprises.

Les lois spéculatives du marché tiennent de la probabilité. La déréglementation et l’absence de législations fortes pour endiguer les dérapages du système économique capitaliste constituent autant de dérégulations qui laissent le système économique monétaire à la dérive. Lorsque tout devient marchandable, la vie se résume à une longue et pénible succession de dettes. Et lorsque l’emprunt sert à rembourser des dettes, on paye de l’intérêt sur les intérêts et on obtient rien avec rien et on s’enfonce toujours plus, mais ce n’est pas grave, ça fait rouler l’économie…

Au Québec, 40% des nouveaux ménages sont dans l’incapacité de payer pour acquérir une première habitation et le pourcentage de retards dans le payement des taxes est en hausse. Et lorsque l’avenir économique de nos jeunes se referme devant eux, comment voulez-vous que la société puisse les maintenir sur des bancs d’école qu’ils n’ont pas les moyens de payer?

Il va de soit que les individus et les familles vont privilégier les besoins essentiels : nourriture, vêtements, santé, éducation. Mais il devient de plus en plus difficile de combler ces besoins parce que le fardeau fiscal global, toutes dépenses confondues devient insoutenable. Lorsqu’il ne reste plus un sou après avoir payé les besoins essentiels, vivre sans plaisir devient rapidement insoutenable. Les loisirs deviennent essentiels pour compenser la frustration croissante et passent avant les obligations sociales.

Si le sytème économique monétaire capitaliste ne sert que le 1% des plus riches de la planète en défavorisant de plus en plus le 99% de la population, la frontière s’effondre pour révéler que la majorité est sous l’emprise totale du système économique monétaire capitaliste.

Nous avons tenté d’abolir l’esclavagisme et le traffic d’humains. Mais le modèle conceptuel du sytème économique monétaire capitaliste est une implémentation pire encore de l’esclavagisme parce qu’il est volontaire et obligatoire à la fois!

L’économie monétaire fait fausse route. Il est temps d’échanger la monnaie pour la seule valeur réelle de la société : l’individu et sa capacité novatrice d’apport à la collectivité.

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http://www.marianne.net/Hausse-des-inegalites-si-meme-Wall-Street-s-inquiete-_a241601.html

Hausse des inégalités : si même Wall Street s’inquiète !

Lundi 29 Septembre 2014 à 05:00 | Lu 21236 fois I 18 commentaire(s)

Richard Drew/AP/SIPA

Richard Drew/AP/SIPA

«Y a quelque chose qui cloche là dedans, j’y retourne immédiatement ». Il y a peu de chances que les économistes qui turbinent dans les grandes banques de Wall Street fredonnent « La java des bombes atomiques » de Boris Vian. Pourtant, cette chanson exprime bien le désarroi qui semblent les gagner. Car un constat s’imposent à eux : les inégalités croissantes de revenus plombent toute chance d’un retour à la croissance. Après une étude de Standard & Poor’s, c’est au tour de Morgan Stanley de rendre public une étude concluant en ce sens, et intitulée « Inégalité et consommation ». Un mini-événement que même le temple de la pensée libérale, le Wall Street journal, n’a pas manqué de relater.

Evolution du salaire moyen horaire hors inflation des salariés du secteur privé aux Etats-Unis

Evolution du salaire moyen horaire hors inflation des salariés du secteur privé aux Etats-Unis

Ce genre de conclusions n’étonnera pas les économistes moins orthodoxes. Paul Krugmann, Branko Milanovic ou encore Thomas Piketty, pour ne citer qu’eux, se tuent à répéter ce que l’histoire économique enseigne depuis Keynes : si les revenus des classes populaires qui forment la majorité de la consommation ne sont pas assurés, impossible pour l’économie de connaitre de la croissance. En redécouvrant ce quasi-théorème, les économistes des grandes banques de Wall Street semblent aussi perdus qu’une poule devant un couteau.

Dans le rapport, cela se traduit donc plus pudiquement par : « une croissance plus forte des salaires est essentielle pour que les perspectives macroéconomiques (retournent au vert), car il aiderait à ce que les ménages dépensent plus largement et ce dans tous le spectre des revenus » écrivent les auteurs. Et parce leur étude s’adressent à leur chefs, les traders, pardon les « banksters », ils les prennent par les sentiments : cette option de hausse des salaires est également souhaitable dans la mesure où elle pourrait conduire la Federal Reserve, la banque centrale américaine, à relever ses taux (proches de zéro) alors qu’elle rechigne à le faire. Autrement dit, en plus d’appeler à une hausse des revenus des classes populaires, les économistes de Morgan Stanley, en appellent à plus d’inflation. Se mettant dans les pas d’une autre institution : le FMI. On rêve !

Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres. Il existe en effet un fossé entre une prise de conscience (même si elle vient d’une banque) et une prise de décision politique… Cependant il faut noter qu’aux Etats-Unis, certaines banques commencent donc à s’interroger sur le modèle de développement par compression des salaires. Modèle qui, on le sait, est également à l’œuvre de ce coté-ci de l’Atlantique. A quand une étude semblable de la BNP-Paribas ?

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