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Le système social impose deux limites majeures à la croissance par ses défauts de conception

Le système social de la civilisation humaine est conçu pour favoriser directement son propre développement et non le développement de l’espèce humaine.

Ainsi, le système social, de par ses défauts de conception, impose à l’humanité non pas une, mais bien deux limites majeures à la croissance de la civilisation et de l’espèce humaine. Ces deux limites sont imposées par le fait que le système est basé dans l’exploitation des ressources naturelles et humaines. Le principal objectif de cette orientation du modèle est de favoriser principalement le développement économique monétaire. Ce modèle favorise donc la croissance du système lui-même et non la croissance du développement de l’individu et de l’espèce.

La limite imposée par les ressources naturelles produit une pression très forte et extrêmement dommageable sur l’environnement biophysique qui soutient la vie et met à risque la pérennité de la civilisation qui risque l’effondrement avec l’épuisement des ressources et l’extinction de l’espèce humaine avec la disparition de la biodiversité et la dégradation de l’environnement.

Ce système impose également une pression sur le développement individuel en le limitant considérablement par ces contraintes économiques monétaires, jugulant l’accès à la connaissance, par ses possibilités de développement de « carrières » très contraignantes, bornant les choix possibles de développement dans un contexte de survie économique monétaire et indirectement par ses défauts de conception intrinsèques qui déforment la culture et dénaturent le comportement humain.

Depuis le début de l’ère industrielle, la civilisation a réussi à se soustraire légèrement des variations environnementales biophysiques en inhibant partiellement la sélection naturelle qui permet l’évolution de l’espèce humaine. La dénaturalisation de l’espèce humaine a également contribué à ce phénomène. Mais cette situation est en train d’atteindre les limites de croissance que l’environnement biophysique et l’environnement humain peuvent supporter. L’observation de la perte de biodiversité et de la dégradation de la qualité des écosystèmes de l’environnement biophysique en sont des preuves.

Il est totalement illogique, déplacé et fortement risqué d’avoir instauré un système qui favorise sa propre croissance. Il faudrait plutôt concevoir le système social sur la base du développement des capacités individuelles naturelles pour assurer la croissance de la civilisation et la survie de l’humanité. L’homme est doté d’une forme d’intelligence très avancée. Il est déplorable et dommageable qu’il l’utilise pour faire croitre son système au lieu de son espèce!

Le risque principal que la civilisation humaine est en train de subir est la perte totale de contrôle du développement de son système. Paradoxalement, ce développement a limité le développement de l’espèce humaine qui se retrouve globalement démunie de solutions et de capacité d’innovation face aux dommages provoqués par le système sur l’environnement biophysique et sur l’environnement humain.

Un système social basé essentiellement sur le développement individuel avec une économie de l’innovation comme étalon de valeur de l’apport à la collectivité assurerait une croissance infinie de la civilisation et de l’humanité tout en résolvant la majorité des problèmes qui mettent actuellement à risque sa pérennité et sa survie. La seule vraie valeur d’une espèce vivante est la valeur des individus qui la compose. Il sera toujours possible d’innover plus et mieux avec un minimum de ressources.

L’entêtement humain issu de l’incompréhension de ce modèle et la résistance au changement issue de la déformation culturelle provoquée par le modèle du système social actuel risquent d’empêcher la civilisation de procéder aux changements radicaux et inévitables des fondations du système social. Ce risque correspond au risque d’effondrement de la civilisation et de la survie de l’humanité.

La croissance économique monétaire est le pire fléau de l’humanité.

La croissance individuelle est la seule solution pour stimuler l’innovation afin de résoudre les obstacles auxquels fait face notre civilisation.

Il est temps de songer à une économie non monétaire, une économie de l’innovation dans laquelle l’homme avec ses capacités devient sa propre valeur économique…

https://irasd.wordpress.com/2014/10/04/toute-resistance-au-changement-est-futile-la-reforme-sociale-est-inevitable/

https://irasd.wordpress.com/dossiers/analyse-et-historique-du-modele-economique-monetaire-capitaliste/

https://irasd.wordpress.com/dossiers/larchitecture-sociale/

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http://mrmondialisation.org/limits-to-growth-was-right-new-research-shows-we-re-nearing-collapse/

Le Club de Rome avait raison, nous serions proche d’un crash planétaire.

Selon The Guardian, 40 ans après la publication du livre Limit to Growth, les conclusions du Club de Rome se voient confirmées par des chercheurs Australiens.

En 1972, le Club de Rome révélait au monde les limites d’un système construit sur l’idéologie d’une Croissance infinie dans son rapport Halte à la Croissance. Ce document prédisait l’effondrement de la civilisation au courant du siècle prochain, si aucun changement de civilisation n’intervenait. Une étude qui fut réfutée et vivement critiquée par les économistes classiques pour qui la Croissance est virtuellement infinie en raison du progrès et d’un effet de substitution. Cette étude fut considérée par le monde académique comme un déchet de l’histoire.

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Alors que nos vraies poubelles semblent s’accumuler sur terre, l’Université de Melbourne remet au gout du jour l’étude en démontrant sa validité à la vue des données d’aujourd’hui. En 1972, le Club de Rome ne pouvait réaliser que des projections de très long terme, ce qui rendait difficilement valides leurs conclusions. 40 ans après, à la vue de la situation planétaire, il est désormais possible de confirmer, en partie, ces projections.

Rappelons que les travaux du Club de Rome sont le fruit des efforts des chercheurs de ​​l’Institut de Technologie du Massachusetts. Creux-ci ont développé un modèle informatique qui analyse l’économie et de l’environnement dans le monde à travers le temps. Appelé World3, le programme tirait toujours les mêmes conclusions : nous allons droit à la catastrophe si nous ne changeons pas de modèle. L’inconnue statistique résiderait donc dans le « timing », non pas dans l’évènement lui même, décrit comme inévitable.

Industrialisation, démographie, nourriture, ressources et pollution, l’ensemble des données matérielles planétaires furent modélisées pour créer une gamme de scénarios jusqu’en 2100. En fonction des précautions prises par l’humanité en matière d’environnement, le crash du système peut se produire à différentes périodes de l’histoire. Dans le cas d’un « business-as-usual », la ligne rouge vers l’effondrement serait franchie avant 2070.

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Le postulat du livre reste cependant critiqué. Selon l’étude, la terre est « finie », elle serait donc limitée physiquement. La quête de croissance illimitée en production de biens et services ne peut donc conduire qu’à un « accident ». Les contradicteurs de cette théorie estiment que le progrès repoussera toutes les limites et qu’il n’y a aucune anticipation à tirer d’un éventuel manque. La conquête de l’espace, la nanotechnologie, l’industrie du futur, l’homme aurait la capacité de résorber dans le temps les limites du système qu’il a créé. Mais à la vue des catastrophes écologiques qui s’accumulent, qui devons-nous croire ? Où se situe le dogmatisme ?

Pour démontrer cette réalité, il fut donc question de comparer les projections du Club de Rome en fonction des données contemporaines. Pour se faire, le Dr Graham Turner a recueilli toutes les données disponibles à l’ONU. Il également confirmé ces informations à travers des institutions comme l‘US National Oceanic and Atmospheric Administration, la BP Statistical Review, et d’autres institutions officielles.

Ces données furent analysées de la même manière et comme les chercheurs du MIT l’ont expliqué en 1972, le scénario « catastrophe » proposé est bien une réalité. Les ressources sont utilisées à un rythme de plus en plus rapide, la pollution augmente, la production industrielle et alimentaire par habitant est en hausse croissante. De plus, la population augmente rapidement et les pays émergents adoptent le mode de vie occidental. Une « Mégamachine » planétaire est en marche et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Jusqu’ici, c’est le Club de Rome qui semble avoir raison. Mais ensuite ?

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Pour nourrir la croissance industrielle, il faut de plus en plus de ressources. L’effet de substitution du progrès technologique, pourtant bien réel, ne suffit pas à combler la demande croissante dans la plupart des domaines du secteur primaire. Les ressources deviennent donc graduellement rares et couteuses. L’augmentation du prix des ressources (dont l’énergie) fait diminuer la production par habitant. Ce scénario d’une baisse de la production par tête est attendu vers 2015 selon l’étude. Par conséquent, l’apport en nourriture industrielle chuterait inévitablement, ce qui conduirait à un rationnement alimentaire forcé par le marché pouvant entrainer une mortalité en hausse vers 2020. Notons qu’à ce point, la notion d’indépendance locale alimentaire pourrait jouer un sens majeur en terme de survie. Toujours selon le Club de Rome, la population mondiale commencerait doucement à se stabiliser, puis à chuter vers 2030. La régulation « naturelle » se ferait donc au détriment de vies humaines, ce qui ne semble pas alarmer les autorités actuelles.

Notons également que le rapport de 1972, même s’il met en garde contre l’effet climatologique, pouvait difficilement anticiper les mécanismes liés aux émissions de dioxyde de carbone. Même à ce jour, il reste difficile de prédire clairement l’impact Humain et écologique du changement climatique. On peut cependant affirmer qu’il sera clairement en défaveur de l’humanité.

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L‘Université de Melbourne n’a pas démontré un début d’effondrement pour 2010 (bien que la croissance soit déjà bloquée dans certaines régions). Mais dans « Halte à la Croissance », ces effets ne seraient vraiment visibles qu’entre 2015 et 2030, pas avant. Il reste donc délicat d’émettre des certitudes tant l’humanité a ce pouvoir de changer sa réalité en temps de crise. Toujours est-il qu’un obstacle se présente au Monde dans son ensemble et que nous ignorons quand nous devrons le sauter. Serons nous capables de sauter assez haut et avec le recul nécessaire ? Un choc pétrolier ou une crise financière d’ampleur pourraient constituer des catalyseurs d’un effondrement rapide, selon les chercheurs. D’autres penseurs Décroissants voient la fin de la Croissance par pallier, comme une cascade à différents niveaux. Dans ce dernier cas, la transition serait beaucoup plus sereine car les chocs successifs nous obligeraient à changer concrètement et rapidement.

En dehors de la prise de conscience globale des limites de la Croissance, un véritable leadership environnemental mondial pourrait considérablement affecter cette trajectoire. Ce que nous enseigne cette étude, c’est qu’il serait fou d’attendre les signes d’un crash, car il sera déjà trop tard. Toute la sagesse de l’Homme, et ce dans bien d’autres domaines, est sa capacité d’anticiper des évènements. Si cet « après Croissance » doit également être la naissance d’un autre monde, posons-nous la question… doit-on attendre les premières contractions pour préparer la venue d’un enfant ?

Quel que-soit le scénario envisagé, il faut sonner l’alarme maintenant. Ne plus attendre pour envisager une transition locale, ne serait-ce que par précaution. Que ce soit à travers les nouvelles technologies, le développement local, l’indépendance énergétique, l’objection de croissance, la simplicité volontaire, toutes les initiatives positives seront à prendre en considération. Il est désormais clair que la quête d’une Croissance infinie ne peut se perpétuer jusqu’en 2100 sans provoquer de graves effets négatifs sur l’Humanité. Mais il est tout aussi clair que le virage « post-croissance » doit se faire dans une collaboration globale et locale si la paix veut être préservée.

Mise en page 1
(illustration : Alain Maes)
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3 commentaires

  1. […] Le système social impose deux limites majeures à la croissance par ses défauts de conception 2014-10-24 […]

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  2. […] Ce phénomène politico-économique est connu et des recherches de l’IRASD le définissent comme «les pressions fiscales de l’économie monétaire». Pressions qui imposent également des limites à la croissance et à l’évolution de l’humanité. […]

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  3. […] Ce phénomène politico-économique est connu et des recherches de l’IRASD le définissent comme «les pressions fiscales de l’économie monétaire». Pressions qui imposent également des limites à la croissance et à l’évolution de l’humanité. […]

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