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L’Antropocène et ses causes, l’oeuf et la poule!

La cognition irrationnelle humaine est le fruit de l’évolution génétique de l’espèce qui a permis sa survie par adaptation aux conditions environnementales biophysiques.

Les causes de l’Anthropocène n’ont pas de liens directs avec la surpopulation, mais avec les stratégies comportementales irrationnelles individuelles et collectives, adoptées par adaptation à l’environnement social, suite à des choix erronés de société commis au fil de l’histoire humaine.

D’une part, ces comportements favorisent des activités qui laissent des traces indélébiles dans l’atmosphère et la géosphère, traces qui seront identifiables dans les futures couches géologiques au cours des prochains millions d’années. D’autre part, ces comportements contribuent à déstabiliser les équilibres de l’environnement biophysique soutenant la vie, qui à son tour va déstabiliser les équilibres des environnements humain et social.

La nature des activités humaines, principalement industrielles, découlent elles-mêmes de l’architecture conceptuelle et fonctionnelle déficiente des sociétés et de la civilisation, qui a mené à l’adaptation des stratégies comportementales de l’espèce humaine pour survivre dans les environnements biophysique et social.

Les concepts et mécanismes choisis instinctivement par l’homme depuis le début de la préhistoire jusqu’au début de l’ère industrielle ont été guidés par la cognition génétiquement irrationnelle de l’espèce humaine, par des idéologies et philosophies erronées, par des carences en connaissances scientifiques, par l’absence d’intégration de ces connaissances rationnelles aux comportements irrationnels et par des changements qui ont modelé continuellement la société, provoquant l’adoption de stratégies comportementales adaptées à la survie en société.

Tant que l’humanité a vécu en symbiose relative avec l’environnement biophysique, il n’y a pas eu trop d’impacts significatifs durant les premiers millions d’années de l’évolution. Il n’est donc pas question d’Anthropocène, puisque les traces sont insignifiantes et négligeables en ne contribuent pas à modifier l’environnement biophysique.

Mais les choix instinctifs que l’homme a faits pour s’organiser en société depuis 100 000 ans ont été ajustés au fil des siècles pour répondre aux nouvelles considérations d’organisations sociales et de changements de stratégies comportementales adoptées qui s’en sont suivies. Elles sont principalement conséquentes aux comportements politiques des décideurs à la tête des nations, des états, modulés par de nouvelles acquisitions de connaissances traitées de manière irrationnelle, ainsi que par la dérive d’idéologies erronées ignorant les réalités factuelles de l’environnement biophysique par carences de connaissances scientifiques et par préséance des comportements cognitifs irrationnels.

Durant la préhistoire, les sociétés ont été guidées par des croyances très connectées aux phénomènes naturels de l’environnement biophysique, ce qui a donné lieu à un respect des forces de la nature – ses lois immuables et intransgressibles – et à une connaissance de base de son fonctionnement, permettant une adaptation suffisante pour assurer la survie et le maintient ou la croissance très lente des populations sans toutefois avoir d’impacts négatifs irréversibles sur l’environnement.

Au néolithique, il y a 10 000 ans, le passage d’un mode de vie « chasseur-cueilleur nomade » au mode de vie « agriculteur sédentaire » a nécessité la mise en place graduelle du concept social de monnaie pour favoriser les échanges de denrées entre les individus de la société. L’invention de la monnaie a favorisé une profonde métamorphose des stratégies comportementales qui se sont mises à dévier radicalement des anciennes en se déconnectant de plus en plus de l’environnement biophysique. L’homme, plutôt que de dépendre de la nature, s’est mis à l’exploiter!

Durant l’antiquité, les sociétés ont été assujetties à des religions mono et poly théistes de plus en plus déconnectées de la nature, avec la complexification des sociétés, pour se connecter sur l’homme et ses comportements sociaux. De nombreuses connaissances de base en sciences sont apparues durant cette période, accompagnées d’idéologies philosophiques relativement rationnelles, possiblement parce que la complexité des sociétés n’influençait pas encore trop les penseurs qui étaient souvent en même temps les découvreurs des sciences.

L’antiquité n’a toutefois pas pu être une période stable de l’histoire de l’humanité parce que le concept erroné d’argent, basé sur la notion irrationnelle de valeur, a favorisé l’adoption de stratégies comportementales déviantes d’exploitation des humains sous forme d’esclavage et d’envahissement de territoires par des guerres, toutes justifiées par des comportements voués à alimenter la croissance de la richesse et la puissance des états. Puissance et richesse étant des notions irrationnelles purement d’origine cognitive humaine tout en étant couplées à la génétique comportementale par les restes préhistoriques de l’instinct de survie.

Au moyen âge, les religions et les croyances ont pris le dessus sur les sociétés pour favoriser l’adoption de stratégies comportementales profondément irrationnelles pendant que les sociétés s’organisaient autour de fortes dépendances à l’état très fragmenté en groupuscules féodaux. Les guerres et conflits pour la richesse ont continué à se multiplier parmi les comportements adoptés parce que les conditions de vie et même de survie étaient loin d’être stables. La croissance des populations et l’absence d’hygiène favorisaient les maladies qui contribuaient à l’adoption de ces stratégies comportementales. Durant cette période, la fracture avec la nature s’accentue au point que l’espèce humaine adopte de plus en plus de comportements orientés vers l’environnement social.

À partir des années 1600-1800, bon nombre de philosophies erronées ont été émises en ignorant totalement les mécanismes les lois naturelles de l’espèce humaine et de l’environnement biophysique parce que les sciences, bien qu’en forte multiplication des découvertes, n’ont pas pu favoriser l’intégration des connaissances factuelles de la réalité avec les pensées philosophiques déconnectées de ces dernières. Les croyances erronées et irrationnelles issues des courants religieux ont également contribué à empêcher l’adoption des connaissances scientifiques par leur réfutation, stratégie comportementale irrationnelle typique.

Lors de l’entrée dans l’ère industrielle, les comportements décisionnels structurants pour la société se sont appuyés sur ces philosophies erronées pour accélérer la progression technique, technologique et même scientifique, basée sur les connaissances des plus récentes découvertes, afin d’exploiter au maximum l’environnement biophysique au bénéfice de la croissance de l’environnement social, principalement l’économie. On assiste à une exacerbation de l’exploitation sous toutes ses formes de l’environnement biophysique au bénéfice du développement des concepts erronés d’argent avec ses mécanismes de l’économie.

Ceci a eu pour conséquence, une croissance exponentielle des techniques, des technologies, de l’économie, de la population et des impacts sur les équilibres entre les environnements biophysique, humain et social. Non seulement l’homme en a été transformé dans son individualité, sa collectivité et ses comportements – adaptation à cette nouvelle société offrant tant de possibilités –, mais la société aussi a été en pleine mutation totalement déconnectée de la réalité biophysique grâce à des idéologies politiques erronées basées sur des philosophies toutes aussi erronées comme celles de Descartes.

Durant toute cette période, la civilisation déstabilisait dangereusement les équilibres de l’environnement biophysique au point de provoquer suffisamment de pollution pour que de nouvelles maladies et troubles de santé apparaissent provoquant des décès par l’utilisation abusive et irraisonnée du charbon qui a précédé les hydrocarbures. Pourtant, on découvrait, à la même époque, les impacts du gaz carbonique sur le climat! Ce qui démontre à quel point l’adaptation des stratégies comportementales déviantes déconnectées des lois immuables et intransgressibles de la nature a prédominé tout au long de l’histoire depuis le néolithique. C’est aussi durant la période industrielle que débute l’Anthropocène.

Depuis l’époque contemporaine, d’autres conséquences des comportements déviants en croissance ont provoqué les deux grandes guerres mondiales. Elles ont été des conséquences de comportements déviants liés au concept erroné d’argent avec ses mécanismes de l’économie. Ces deux grandes guerres ont également favorisé l’explosion de nouvelles technologies qui se sont répandues rapidement dans la civilisation, comme l’automobile avec le pétrole et le nucléaire. Ces technologies, avec la croissance du développement économique et industriel, ont de plus en plus d’impacts sur l’environnement biophysique.

La prise de conscience par l’espèce humaine de ses impacts sur la planète depuis le début du siècle a mené à des réflexions collectives sur le développement qui ont produit la notion de « développement durable ».

Mais cette notion est elle-même erronée en intégrant l’économie comme un pôle du système en tentant d’établir un équilibre avec l’environnement et l’acceptabilité sociale. L’économie étant une composante de la société et non la société elle-même, le modèle de développement durable est conceptuellement déséquilibré et inapplicable. C’est d’ailleurs ce qui a provoqué tous les échecs politiques de tentatives de moderniser la société afin de mettre en application les principes du développement durable.

Un modèle équilibré de développement durable ferait plutôt intervenir un équilibre entre les environnements biophysique, humain et social. Un tel modèle favoriserait une mise en application des principes de développement durable. Il imposerait également des adaptations des stratégies comportementales menant à des activités humaines et à des choix technologiques plus durables et renouvelables.

Aujourd’hui, l’espèce humaine est aux prises avec une société qui, bien qu’elle présente peu de guerres, n’est pas moins exempte de violence et de menaces constantes liées aux stratégies comportementales déviantes des pouvoirs politiques liés au concept erroné d’argent. L’organisation étatique actuelle favorise exclusivement le développement de l’économie monétaire appuyée sur les idéologies gravement erronées du capitalisme et du néolibéralisme.

Cette société est responsable de l’adoption de stratégies comportementales profondément déviantes et de technologies dommageables qui déstabilisent de plus en plus profondément les équilibres de l’environnement biophysique au point de détruire la biodiversité et de mettre à risque la survie même de l’espèce humaine.

Le non respect des lois immuables et intransgressibles de l’environnement biophysique sont favorisés par ces idéologies erronées. L’interaction avec la nature humaine génétiquement irrationnelle des concepts et mécanismes erronés de notre société favorise l’adoption de stratégies comportementales déviantes qui sont toutefois adaptées à notre survie dans ce modèle d’environnement de société.

L’Anthropocène c’est tout cela à la fois! Pour s’en sortir, l’humanité ne pourra pas se contenter d’idéologies déconnectées des sciences ni de comportements approximatifs et irrationnels! Elle va devoir trouver les moyens d’accroître et de généraliser à toute la population d’individus de l’espèce la prise de conscience de cette situation.

Les obstacles psychologiques et neurocognitifs à surmonter sont non seulement politiques, économiques, idéologiques et culturels, mais également génétiques!

On aborde de plus en plus couramment la collapsologie dans les groupes qui réfléchissent à l’Anthropocène. À un tel point que la communauté scientifique elle-même est en train d’adopter un quasi-consensus d’une possible extinction de l’espèce humaine au cours des prochains siècles.

Cette extinction serait provoquée par la déstabilisation des conditions environnementales qui renieraient la vie humaine difficile, sinon impossible. Cette extinction qui, selon certains scientifiques, pourrait ne pas être complète serait toutefois massive. Elle serait précédée par l’effondrement de notre civilisation engendrée par l’impossibilité de la maintenir fonctionnelle parce qu’elle sera elle-même déstabilisée par les nouvelles conditions biophysiques. En bref, l’espèce humaine risque fort bien de ne pas pouvoir s’adapter aux nouvelles conditions environnementales qu’elle est en train de provoquer ni d’adapter sa société pour y faire face.

Si l’irrationnel génétique de la cognition humaine a pu favoriser la survie de l’espèce, l’évolution de sa capacité cognitive ne pêche toutefois pas la réflexion rationnelle et objective. Toutefois, l’espèce humaine n’est pas instinctivement rationnelle et objective. Le cerveau humain ne fonctionne pas ainsi tel que le démontre les neurosciences cognitives. De plus, les limitations sensorielles de l’humain nécessitent des outils technologiques afin de mesurer le réel factuel pour en tenir compte.

Il faut une forte volonté consciente et soutenue pour adopter une cognition rationnelle et objective. Elle ne peut être maintenue ni entretenue sans une acquisition généralisée, importante et continue de connaissances scientifiques qui doivent être appliquées à toutes les stratégies comportementales et décisionnelles individuelles et collectives afin de tenir compte d’un maximum d’impacts des comportements et des choix de société sur les environnements biophysique, humain et social.

Un tel changement de stratégies comportementales n’est possible que si des modifications profondes à notre environnement social en provoquent l’adoption. Le hasard de la cognition irrationnelle ne peut favoriser une telle situation suffisamment rapidement pour assurer une sortie de l’Anthropocène. Exactement comme le hasard de la sélection naturelle, circonscrite aux probabilités des combinaisons génétiques viables, exige du temps dont l’espèce ne dispose plus parce que les changements sont trop rapides et vont s’accélérer tant que les comportements et activités ne changeront pas.

Depuis l’apparition de la vie sur Terre, ses différentes formes ont survécu parce qu’elles ont pu s’adapter aux changements lents et progressifs. Les activités humaines provoquent des changements rapides et soudains. La génétique ne supporte pas cette rapidité! Il n’est donc pas raisonnablement possible d’envisager que la vie puisse réussir à s’adapter dans de telles conditions de changements rapides. D’ailleurs, l’histoire géologique de la planète est jonchée de traces d’extinctions massives qui ont été provoquées par des changements trop rapides.

Les sciences elles-mêmes démontrent qu’aucune technologie ne peut être envisagée pour accélérer l’adaptation qui est assujettie aux lois immuables et intransgressibles de la nature. Par contre, nous pouvons à court terme adopter rapidement de nouvelles technologies qui peuvent réduire l’impact de la civilisation humaine sur les déséquilibres provoqués dans l’environnement biophysique.

Toutefois, il appert que les décisions politiques favorisant l’adoption rapide de ces nouvelles technologies ne sont pas du tout au rendez-vous parce que les stratégies comportementales déviantes influencées par les concepts et mécanismes erronés de l’argent et de l’économie ont préséance sur la raison rationnelle et objective.

Dans cette situation, tant qu’une architecture profondément différente de la société humaine actuelle ne sera pas conçue avec de nouveaux concepts et mécanismes permettant le respect des principes de développement durable avec un modèle équilibré, il sera impossible d’atteindre une pérennité du système.

Une nouvelle architecture de société doit pouvoir provoquer une adaptation qui favorisera l’adoption de stratégies comportementales compatibles avec le respect et le maintien des équilibres entre les lois immuables et intransgressibles de la nature, l’espèce humaine poursuivra sa course pour la croissance économique vers l’effondrement de sa civilisation qui accélérera son extinction.

Jamais, dans toute son histoire, l’humanité, n’a eu à faire face à une situation aussi risquée dont l’ampleur est proportionnelle aux impacts de sa civilisation avec ses stratégies comportementales déviantes qui ne sont que les symptômes de comportements irrationnels, d’erreurs conceptuelles, fonctionnelles et opérationnelles de l’environnement social au fil de l’évolution et de l’histoire de l’espèce.

Il est urgent de concevoir un nouveau modèle de société par une approche rationnelle et objective qui fait fit des philosophies et idéologies erronées pour se concentrer sur des philosophies et idéologies rationnelles et objectives intégrant réellement les connaissances scientifiques cumulées et confirmées récemment par consensus.

Si l’espèce humaine ne réussit pas à tenir compte de la réalité factuelle en délaissant ses comportements irrationnels, le risque d’échec grandira proportionnellement aux efforts pour maintenir la situation actuelle. Pour accomplir ce défi, l’humanité devra contribuer et collaborer aux recherches, au-delà de toutes ses limites et frontières politiques, économiques, idéologiques et culturelles, afin de constituer une compréhension globale et intégrée des causes de l’Anthropocène. Elle devra par la suite faire des choix drastiques pour l’organisation et le fonctionnement de la société. Ces choix ne pourront être approximatifs, ils devront être le résultat d’une architecture de société qui tiendra compte des connaissances, des causes, des impacts, des objectifs et des moyens à disposition afin de provoquer l’adoption de stratégies comportementales durables et pérennes.

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