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L’IRASD a deux ans d’existence

L’IRASD a été mis en place en 2014 pour effectuer les recherches nécessaires à la compréhension profonde et élargie de la phénoménologie humaine et de son éthologie [1] responsables des symptômes actuels reflétés par la dégradation de la planète et l’accroissement des risques d’effondrement de la civilisation et d’extinction de l’espèce humaine.

Nous abordons tous les domaines de connaissances scientifiques pour compiler celles qui nous paraissent essentielles à la compréhension suffisante des causes inhérentes à la situation actuelle de l’humanité [2].

La finalité de ces recherches documentaires est de pouvoir exploiter ces connaissances pour architecturer de nouveaux concepts et mécanismes de société afin de mettre en place les changements requis à l’environnement social de manière à induire chez l’espèce humaine les adaptations comportementales nécessaires à la résolution de la situation pour assurer la pérennité renouvelable de la civilisation et la survie durable de l’espèce. Notre plan de travail s’échelonne sur quelques décennies.

Toutefois, les résultats de recherches cumulées jusqu’à maintenant tendent à démontrer que l’espèce humaine, malgré sa capacité cognitive et d’adaptation, ne semble pas posséder le potentiel évolué nécessaire pour intégrer toutes ces connaissances, généraliser les concepts et les mettre à profit de manière globale dans le but de réformer son modèle de civilisation.

Dans les faits c’est tout le contraire que nous observons au niveau comportemental : fragmentation et limitation des connaissances, spécialisation à outrance au détriment du généralisme, freinage excessif de l’innovation au profit de la croissance économique monétaire, érosion des compétences, accumulation de mauvaises décisions politiques et économiques favorisant l’aggravation accélérée de la situation, etc.

L’écopsychologie nous révèle qu’avec la prise de conscience de ces menaces, l’humain adopte des comportements nuisibles aux solutions et donc à sa survie. Déni, transfert de responsabilité, dissociation et dissonances cognitives sont autant de stratégies comportementales psychosociales observées chez les humains qui prennent conscience du problème environnemental et climatique dont ils participent activement à l’accélération, consciemment ou non [3] et dont l’ampleur dépasse largement leur capacité de compréhension et d’adaptation comportementale.

La « fuite par en avant » est surtout intérieure, psychologique et comportementale – donc réactionnelle, liée au refus d’accepter la souffrance inhérente à notre responsabilité pour la destruction de notre environnement biophysique compte tenu de l’ampleur de la problématique qui dépasse l’entendement individuel et collectif.

Dans ce contexte, pour les individus peu enclins à pouvoir acquérir et maîtriser objectivement les connaissances scientifiques, insister sur les faits ne fait qu’empirer les comportements et la situation.

L’IRASD participe à un groupe rassemblant plus de 2300 chercheurs de la société civile qui partagent des articles et réflexions sur la situation de l’espèce humaine en interaction avec ses environnements biophysique et social. On y échange sur les variables qui influencent et accélèrent l’effondrement de la civilisation et l’extinction de l’espèce humaine.

L’observation des sujets et des comportements dans ce groupe permet à l’IRASD d’estimer la capacité de stabilité psychologique de certains individus. Elle démontre qu’il est possible d’aborder en continu des sujets graves sans tomber dans les pièges comportementaux identifiés par l’écopsychologie.

Dans le scénario « business as usual » observé mondialement par les décisions politiques et industrielles, on ne peut estimer autre cible que l’effondrement d’ici quelques décennies et l’extinction d’ici un siècle. Ce qui suppose qu’il faudra non pas quelques décennies, mais plutôt quelques siècles pour faire évoluer les mentalités, les comportements et l’implication dans les recherches et l’architecture de société afin d’éviter ce qui devient clairement inéluctable de jour en jour.

Nous sommes conscients que le défaitisme n’aide en rien. Face aux changements environnementaux et climatiques qui menacent la survie de l’espèce humaine, il faut être proactif. Pour être proactifs, il faut prendre conscience du réel, cerner, définir et mesurer les externalités, se détacher de notre pensée irrationnelle humaine et transcender nos limitations cognitives en abandonnant nos croyances erronées.

« La vérité peut être déroutante. Un certain travail est nécessaire pour la maîtriser. Elle peut contredire profondément nos préjugés. Elle peut ne pas être conforme à ce que nous souhaitons désespérément être vrai. Mais nos préférences ne déterminent pas ce qui est vrai. » – Carl Sagan

Mais pour être proactif, il faut désormais être hyperactif! L’espèce humaine procrastine depuis des siècles. Elle ne dispose plus de suffisamment de temps pour avoir droit à l’erreur dans les changements gargantuesques qu’elle doit apporter à son environnement social et au fonctionnement de sa civilisation.
Ce qui signifie qu’il est urgent de démultiplier les efforts pour comprendre, documenter et éduquer sur la situation dans toutes ses ramifications de connaissances scientifiques, contribuer à la prise de conscience sociale pour accroître l’effet de levier des changements de comportements et d’implication dans la recherche de solutions afin de participer activement et humblement à l’architecture de société requise pour réformer le système le plus rapidement possible, mais surtout pas n’importe comment tel que l’espèce humaine le fait depuis le néolithique…

La neutralité et l’objectivité permettent d’atteindre un équilibre émotionnel entre la prise de conscience du drame avec son urgence d’agir et l’optimisme presque utopique d’un travail actif sur les solutions. Il faut être le plus conscient et compétent possible pour agir du premier coup en minimisant les erreurs de conception et de décision tout en demeurant saints d’esprit!

Nous sommes à l’heure de l’examen final et il n’y aura pas de reprise en cas d’échec. Si nous n’avons pas suffisamment étudié la situation, nos décisions risquent d’être encore erronées et de nous mener du côté sombre de la collapsologie plutôt que de l’espoir utopique de la survie.

Mais l’utopie, c’est aussi le possible dans l’impossible! [4]

L’espèce humaine possède toutes les connaissances pour facilement réaliser l’utopique. Est-elle suffisamment évoluée pour le faire?

[1] https://irasd.wordpress.com/

[2] https://irasd.wordpress.com/planification/plan-de-recherche/

[3] Pour en savoir plus sur les liens entre comportements psychosociaux et environnement : Michel Maxime Egger. « Soigner l’esprit, guérir la Terre – Introduction à l’écopsychologie », 2015, Labor et Fides, collection Fondations écologiques, Genève, 288 p.

[4] https://irasd.wordpress.com/dossiers/generaux/lutopie-le-possible-dans-limpossible/

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