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L’espèce humaine vit au-dessus des capacités de ses niches écologiques

La planete subit les contraintes et les pressions de la croissance du système économique monétaire de la société humaine qui pousse les individus a adopter des stratégies comportementales erronées favorisant que l’espèce vive au-dessus de ses moyens.

http://www.parismatch.com/Actu/International/La-planete-vit-au-dessus-de-ses-moyens-ecologiques-748206

L’APPEL DE LA TERRE LA PLANÈTE VIT AU-DESSUS DE SES MOYENS ÉCOLOGIQUES

La planète vit au-dessus de ses moyens écologiques

La vitesse à laquelle l’humanité dilapide le capital écologique de la planète n’a cessé d’augmenter, ces dernières années. Aujourd’hui, l’homme est en mesure de faire basculer le destin de la Terre vers la catastrophe.

Le 18 août 2014. On aimerait pouvoir dire que cette date marque un tournant dans l’histoire de l’humanité, mais ce n’est sans doute pas le cas. Pourtant, à ce moment de l’année dernière, nous avions épuisé le budget écologique annuel de la planète.

A lire : l’interview de Nicolas Hulot

En clair, en huit mois, 7 milliards d’êtres humains étaient venus à bout des ressources naturelles que la Terre met un an entier à renouveler, et avaient émis plus de CO2 qu’elle n’en peut absorber dans le même temps. A ce stade, dans une quasi-insouciance, nous avions consommé nos réserves de manière irréversible. La date est édifiante. Après elle, nous avons commencé à vivre au-dessus de nos moyens écologiques. C’est un fait inexorable. Actuellement, la demande de l’humanité en ressources et services naturels exige déjà, pour être satisfaite, une fois et demie la capacité de la Terre. A ce rythme, ce seront deux planètes qu’il nous faudra en 2050. Un endettement environnemental sidérant, quand on sait que certains pays vont jusqu’à consommer sept fois plus qu’ils ne produisent écologiquement.

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Quand, en 2012, une vingtaine de chercheurs publient dans la revue «Nature» une étude sur l’état de la biosphère terrestre, ils ne sont pas inquiets… C’est pire : «Au vu de nos propres résultats, nous sommes terrifiés !» disent-ils. Ils ont analysé les bouleversements biologiques intervenus lors des grandes crises planétaires, notamment ceux qui ont abouti à la disparition de tant d’espèces dont la plus célèbre, les dinosaures, il y a soixante-cinq millions d’années, et ils ont constaté que «ces transitions avaient coïncidé avec des contraintes ayant modifié l’atmosphère, les océans et le climat à l’échelle mondiale». Or, un phénomène similaire est en train de se produire. Ici et maintenant.

CO2.png

Plus inquiétant, il pourrait survenir à une vitesse jamais connue jusque-là. «Le dernier bouleversement planétaire a eu besoin de mille ans pour faire apparaître des changements biologiques extrêmes», précise Arne Moers, l’un des auteurs, professeur de biodiversité à l’université de Vancouver. «A l’échelle géologique, c’est comme passer du stade de l’enfance à l’âge adulte en moins d’une année. Or, ce qui se produit aujourd’hui va encore plus vite.»

Foret.pngRefugies

Cela ne fait désormais aucun doute : l’homme est une force géologique. Il transforme le système terrestre et fait entrer le monde dans une nouvelle ère, «l’anthropocène», l’ère de l’homme. Elle a commencé avec les terres fertiles et labourées du néolithique, il y a dix mille ans, et pourrait s’achever bien plus rapidement avec les sols arides, voire lunaires, du changement climatique. L’impact de l’homme sur le globe est proche de l’insupportable. Les causes sont connues : industrialisation, émission de gaz à effet de serre, fragmentation des habitats naturels, explosion démographique.

A lire : l’édito d’Olivier Royant, directeur de la rédaction de Paris Match

Les espèces disparaissent à un rythme foudroyant. Une extinction toutes les vingt minutes quand, en cinq cents millions d’années, il n’y en a eu en moyenne qu’une par million d’années ! Mais le plus grave reste la consommation à outrance de nos ressources : 43 % des écosystèmes de la Terre sont utilisés pour subvenir aux besoins de 7 milliards d’habitants (10 milliards en 2050 selon l’Institut national d’études démographiques). Or, le point de non-retour sera atteint à 50%. Au-delà, nous entrons dans la zone rouge : la supernova écologique, ce stade où les étoiles en fin de vie finissent par exploser. L’histoire de l’homme a rendez-vous avec l’histoire de la Terre. Elles sont irrémédiablement liées. Notre destin est (encore) entre nos mains. Mais pour combien de temps?

Sources des données : Nature Climate Change, 2013; Edward Wilson, Harvard; Onu; Giec; Global Footprint Network; FAO; Norwegian Refugee Council, National Oceanic and Atmospheric Administration; The Carbon Dioxide Information Analysis Center.

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