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Les défauts de conception du système social induisent la dépression chez les jeunes

Les défauts de conception du système social exercent des pressions indues sur les étudiants qui craignent pour leur avenir, ce qui induit des réactions d’anxiété.

Les pressions néfastes de l’économie monétaire, l’instabilité de l’environnement social, la déstabilisation industrielle de l’environnement biophysique et l’incertitude des changements climatiques en sont les causes principales.

Ces pressions induisent des modifications aux stratégies comportementales des parents et de leurs enfants.

L’inadaptation totale du système d’éducation est également une tare et un frein majeur au développement mental équilibré. Le modèle, la démarche et la totalité du contenu sont à revoir afin d’être alignés sur les mécanismes cognitifs de l’espèce humaine pour atteindre des objectifs de civilisation qui n’ont jamais été énoncés.

L’absence de capacité d’analyse intégrée de la part des spécialistes rend leur démarche de diagnostic inefficace.

https://irasd.wordpress.com/2014/09/16/les-frais-de-scolarite-ou-comment-tuer-linnovation-et-leconomie/

https://irasd.wordpress.com/2014/09/28/la-pression-fiscale-sur-les-gouvernements-va-detruire-les-generations-a-venir/

https://irasd.wordpress.com/2014/10/28/les-pressions-nefastes-de-leconomie-monetaire/

https://irasd.wordpress.com/2014/10/24/le-systeme-social-impose-deux-limites-majeures-a-la-croissance-par-ses-defauts-de-conception/

https://irasd.wordpress.com/2014/10/30/faut-il-accelerer-le-developpement-economique-ou-le-developpement-de-lindividu/

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http://www.journaldemontreal.com/2015/02/13/de-plus-en-plus-de-jeunes-sur-les-antidepresseurs

De plus en plus de jeunes sur les antidépresseurs

Le nombre de jeunes Québécois qui ont recours à des antidépresseurs grimpe en flèche, a appris Le Journal. Une situation qui serait liée à l’augmentation des problèmes d’anxiété, selon des experts.

Des données obtenues auprès de la Régie de l’assurance maladie révèlent que 2931 jeunes de 18 ans et moins ont consommé des antidépresseurs en 2014, un nombre en hausse de 65 % par rapport à la situation observée 10 ans plus tôt. Il s’agit d’un niveau record.

Mal de vivre

Les antidépresseurs sont prescrits aux enfants qui souffrent d’un mal de vivre, mais aussi à ceux qui souffrent d’un sérieux trouble anxieux, explique la psychiatre Annick Vincent.

«Ce sont les deux principales raisons pour prescrire des antidépresseurs à un jeune», affirme-t-elle.

Dans le cas d’un jeune anxieux, la psychothérapie est le traitement numéro un, ajoute la Dre Vincent. Le recours aux médicaments peut être nécessaire dans des cas graves, mais ne doit surtout pas être systématique, dit-elle.

La hausse reste difficile à expliquer, ajoute Annick Vincent. Il existe maintenant des antidépresseurs pour les adolescents homologués par Santé Canada, ce qui n’était pas le cas il y a 10 ans. «Peut-être qu’il y a des jeunes qui en avaient besoin avant, à qui on n’en avait pas prescrit», avance-t-elle prudemment.

De son côté, le docteur en neuroscience Joël Monzée affirme que le recours aux médicaments est un «réflexe trop facile». Dans le système de santé québécois, les pilules sont plus accessibles que les psychologues, déplore-t-il.

Des chiffres «préoccupants»

Diane Marcotte, professeure de psychologie à l’UQAM, trouve aussi ces chiffres «préoccupants». Elle y voit un lien avec l’anxiété, puisque «l’anxiété mène à la dépression dans beaucoup de cas», ajoute cette spécialiste de la santé mentale chez les jeunes.

Selon différentes études, de 15 à 20 % des jeunes présentent des symptômes d’anxiété, selon Mme Marcotte.

Ces jeunes sont de plus en plus visibles dans les écoles. «C’est sûr qu’il y en a beaucoup plus qu’avant», lance Carl Ouellet, directeur de l’école secondaire Samuel-De Champlain, à Beauport.

À la clinique Amis-Maux, à Québec, le nombre de consultations pour des problèmes d’anxiété chez les jeunes est «vraiment en croissance depuis quelques années; c’est frappant», affirme sa propriétaire, Valérie Gosselin.

4 causes de ce fléau

1- Des jeunes obligés de briller à tout prix

Pratiques de soccer trois fois par semaine, cours de piano le samedi et de natation le dimanche… Les enfants ayant des horaires de premier ministre pourraient être plus à risque de souffrir d’anxiété, affirme la psychiatre Annick Vincent, qui y voit un phénomène de société.

2- Le stress des parents affecte les enfants

Ce que vivent les parents a beaucoup d’influence sur les enfants, souligne la psychologue Valérie Gosselin. «Il y a énormément d’anxiété de performance chez les adultes et, souvent, l’enfant va penser que c’est ce que le parent exige aussi de lui», affirme-t-elle.

3- On les ballotte d’une famille à l’autre

Les divorces sont beaucoup plus nombreux qu’il y a 30 ans, si bien que les enfants sont parfois ballottés d’une famille à l’autre, ce qui pourrait contribuer à créer de l’anxiété chez certains jeunes, affirme le psychothérapeute Joël Monzée.

4- Des familles en manque de repères

De nos jours, plusieurs parents ont trop tendance à vouloir être «ami» avec leur enfant et ne sont pas cohérents dans les règles à imposer, affirme le psychologue scolaire Robert Pelletier. Cette attitude peut créer de l’anxiété puisque les repères des enfants sont parfois instables, dit-il.

Stress ou anxiété ?

Chaque enfant vivra à un moment ou à un autre de sa vie du stress ou de l’anxiété avec lesquels il aura de la difficulté à jongler. À partir de quand faut-il s’inquiéter?

– Lorsque l’anxiété est présente pendant une période de plus de six semaines

– Lorsque l’anxiété entraîne des problèmes dans le cheminement scolaire

Loin de l’agitation

Pour donner un coup de pouce à de nouveaux élèves, l’école secondaire Samuel-De Champlain a installé une dizaine de casiers beiges dans un petit local situé près du secrétariat. Autant d’élèves y rangent leur sac à dos, loin de l’agitation qui règne parmi les longues rangées de casiers situées un peu plus loin. Un adulte y est toujours présent. «On travaille en prévention avec des jeunes anxieux, on désa-morce bien des problèmes», affirme Julie Martel, technicienne en éducation spécialisée.

Une augmentation fulgurante

2014

► 2931 jeunes consommateurs d’antidépresseurs

2005

► 1767 jeunes consommateurs d’antidépresseurs

► Hausse de 65 % en 10 ans

55 % des jeunes médicamentés sont des filles

Source: Régie de l’assurance maladie du Québec

Gabriel, 15 ans, rongé par l’anxiété

La gorge nouée et le front en sueur, incapable de prononcer un mot en classe. La tête qui tourne à la vue d’une copie d’examen. Les élèves qui souffrent d’anxiété sont de plus en plus visibles dans les écoles.

Gabriel, 15 ans, est l’un d’entre eux. Chaque jour, il revient à la maison avec un sac à dos plein à craquer, trimbalant presque tout le contenu de son casier, de peur d’avoir oublié un précieux cahier ou un manuel scolaire.

Le soir, il passe de trois à quatre heures dans ses livres, voulant à tout prix réussir le mieux possible. «Je pense à mon avenir. Je ne sais pas encore ce que je veux faire, mais je veux me donner le plus de chances possible», dit-il.

Cette année, pour l’aider à gérer son stress, l’école a pris les grands moyens: il a un plan d’intervention qui lui permet de rencontrer régulièrement une intervenante et d’avoir plus de temps pour faire ses examens.

«Je me sens coupable»

Il est loin d’être le seul dans cette situation. Mélanie, 16 ans, fréquente assidûment les séances de récupération le midi à l’école, en plus de passer toutes ses soirées le nez plongé dans ses livres. La fin de semaine, il n’y a que le dimanche où elle s’accorde un peu de répit. «Je le sais que c’est trop. Mais si je n’étudie pas, je me sens coupable», dit-elle.

La jeune fille fréquente une école secondaire publique de Québec, au secteur régulier. Loin des programmes d’élite des écoles privées.

«C’est moi qui me mets de la pression toute seule», dit-elle.

Pour l’aider à dompter son anxiété, elle a récemment demandé à ses parents de consulter un psychologue. Elle sait très bien qu’un coup de pouce extérieur peut être utile, puisqu’elle n’en est pas à sa première consultation.

«Je sais que je fais de l’anxiété de performance. Je sais que, quand je suis stressée, je ne suis pas du monde. Je le sais, mais je ne suis pas capable de faire autrement.»

Anxiété chez les jeunes : comment expliquer la hausse?

Les élèves qui souffrent d’anxiété sont de plus en plus visibles dans les écoles. Mais s’agit-il d’une augmentation bien réelle du nombre de jeunes qui souffrent en silence ou d’une hausse causée par un meilleur dépistage?

«Les deux sont vrais», affirme Diane Marcotte. Au cours des dernières années, le dépistage s’est amélioré et les tabous se sont estompés, si bien que le problème est plus visible aujourd’hui, dit-elle. Mais «j’aurais aussi tendance à penser qu’il y en a plus qu’avant», ajoute-t-elle.

Même son de cloche de la part de Lyse Turgeon, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal. «Mon impression clinique et personnelle est que oui, mais la recherche n’a pas encore démontré le phénomène», affirme Mme Turgeon.

Robert Pelletier, vice-président de l’Association des psychologues scolaires, refuse de son côté d’être alarmiste. L’augmentation perçue s’explique plutôt par une plus grande sensibilité à cette problématique, dit-il, comme ce fut le cas pour d’autres problèmes auparavant.

«Dans les années 90, on a découvert l’anorexie. On prenait conscience que ça existait et c’était catastrophique. Ensuite, on a eu la vague des troubles du déficit de l’attention et des troubles envahissants du développement. Et maintenant, on voit poindre la vague de l’anxiété.»

Déficit d’attention ou anxiété? La ligne n’est pas facile à tracer

Pendant deux ans, Catherine a cru que son garçon souffrait d’un déficit d’attention, diagnostic à l’appui. Ce n’est que deux ans plus tard qu’elle a appris qu’il souffrait plutôt d’anxiété généralisée.

Les cas semblables sont nombreux, affirme le psychothérapeute Joël Monzée. Plusieurs enfants diagnostiqués avec un déficit d’attention souffrent en réalité d’anxiété, dit-il.

«Il existe une grande confusion entre les deux, puisque les comportements sont similaires», explique-t-il. Les enfants anxieux peuvent avoir de la difficulté à se concentrer ou être plus souvent distraits pour échapper à la réalité.

Des enfants turbulents ou agressifs peuvent aussi être rongés par l’anxiété. Le psychologue scolaire Robert Pelletier a dû intervenir l’an dernier auprès d’un garçon de neuf ans qui a littéralement explosé en classe, allant même jusqu’à lancer une chaise sur son enseignante. En creusant un peu, il s’est rendu compte que cet élève souffrait d’anxiété de performance.

«Je me suis retrouvé avec un petit bonhomme dans mon bureau qui pleurait à chaudes larmes parce qu’il avait peur de ne pas réussir. », dit-il.

La Dr Annick Vincent, psychiatre spécialiste du trouble du déficit de l’attention, confirme que le verdict juste est parfois difficile à établir. «Un enfant, quand il est jeune, n’a pas tout le vocabulaire nécessaire pour expliquer ce qui se passe dans sa tête», explique-t-elle.

Un bon diagnostic reste toutefois primordial puisque le traitement du déficit d’attention et de l’anxiété est totalement différent. Surtout dans les cas où la médication est nécessaire, puisque certains psychostimulants prescrits pour traiter un déficit d’attention peuvent augmenter l’anxiété.

Catherine en sait quelque chose. Pendant la période où son garçon a pris des médicaments pour traiter un inexistant déficit d’attention, son niveau d’anxiété n’a fait qu’augmenter. «On n’a fait qu’empirer le problème», lance-t-elle.

Davantage de jeunes touchés par l’anxiété que le déficit d’attention

Prévalence des troubles mentaux chez les enfants et adolescents, selon des enquêtes canadiennes et américaines :

► Troubles anxieux : 6,4%

► Trouble du déficit d’attention : 4,8%

Source : Institut de la statistique du Québec

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